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Le parcours du capitaine Miranti : Servir comme Casque bleu au-delà des frontières
Bonjour, je m’appelle capitaine Miranti et je fais partie de la compagnie du génie indonésienne. Je travaille à la MINUSCA depuis octobre 2025, ce qui fait que j’ai déjà sept mois de service.
Alors, ce qui me motive, c’est le fait de pouvoir servir non seulement dans mon pays, mais aussi d’avoir l’occasion de servir au-delà de nos frontières, en dehors de mon pays d’origine, et de vivre de nouvelles expériences en tant que Casque bleue.
Notre mandat ne se limite donc pas aux tâches d’ingénierie, mais nous soutenons également les communautés locales à travers les activités CIMIC. Nous sensibilisons aux engins explosifs et les neutralisons. Nous construisons des bâtiments et réhabilitons des routes, tout en contribuant également à la sécurité et à la protection des communautés locales.
Ainsi, le génie civil ne se limite pas à la construction de bâtiments ; l’engagement envers la communauté locale est un investissement à long terme, car, lorsque nous construisons une route reliant un point à un autre, nous contribuons à résoudre les problèmes logistiques et sécuritaires et à relier les communautés des villes à celles des zones reculées.
Depuis que je suis devenue Casque bleue, je suis devenue plus humble et j’ai découvert beaucoup de choses en dehors de mon pays, notamment en Afrique centrale. Je comprends mieux les difficultés des populations locales ici, ainsi que l’impact du conflit.
Lorsque j’aidais la communauté locale dans le cadre d’activités CIMIC à Sibut et à Damara, j’ai remarqué que les femmes soldats de la paix pouvaient s’impliquer davantage auprès de la communauté locale, en particulier auprès des femmes et des enfants, qui nous faisaient davantage confiance qu’aux hommes. Cela m’a beaucoup amusée, car, comme nous le savons, nous parlons une langue différente. Elles ne parlaient pas très bien l’anglais et je ne parlais pas très bien le français non plus, mais nous avons tout simplement établi un lien entre nous, car les femmes de cette communauté me voyaient comme une autre femme, ce qui leur a permis de s’ouvrir davantage aux femmes soldats de la paix.
L’Indonésie est l’un des principaux contributeurs au déploiement de Casques bleus dans les opérations de maintien de paix et, en tant que femme soldat, j’ai vraiment la chance de servir en Afrique centrale.
J’espère également que notre contribution, non seulement au maintien de la paix mais aussi dans le domaine de l’ingénierie, constituera un investissement à long terme pour les populations d’Afrique centrale.
En indonésien, on dit : « Saya Bangga Menjadi Pasukan Perdamaian, Garuda ! »
